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Une petite interview de notre coprésidente actuelle, Mélisande, par "Le Mouv" :

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L'université de Grenoble emploierait-elle des travailleurs illégaux ? Imprimer Envoyer
Communiqué de presse de Fac Verte Grenoble, l'écologie universitaire.


MISE EN PLACE DE l'EPCS « UNIVERSITE DE GRENOBLE » ET APPLICATION DE LA LOI LRU :

L'Université de Grenoble emploierait-elle des travailleurs illégaux ?


Imaginez-vous une entreprise privée qui emploieraient pendant plusieurs semaines des dizaines de salariés sans contrat de travail. Tout le monde crierait au scandale. Mais quand cela se déroule dans les universités, on ne trouve rien à redire. Ainsi, à l' "Université de Grenoble", des centaines de doctorants sont dans cette situation depuis plus d'un mois. Très concrètement, ils travaillent dans leurs laboratoires de recherche et dispensent, pour certains, des cours aux étudiants de licence, parfois à un rythme de six heures par semaine depuis début septembre, et... le tout sans contrat de travail. Incroyable, mais vrai !

Qui dit pas de contrat de travail, dit pas de protections en cas d'accident du travail et pas de salaires. Des centaines de doctorants contractuels se retrouvent ainsi dans cette situation, et pour certains, les jours et les semaines à venir s'annoncent difficiles. N'ayant toujours pas leur salaire de versé et ne pouvant faire des « petits boulots » à côté du fait de la charge de travail qu'ils ont à effectuer à l'université, la galère s'annonce... D'autant plus qu'à ce jour, aucune garantie ne leur est apportée par leurs employeurs -les universités-, qui évoque déjà dans les couloirs la possibilité qu'ils ne pourraient être payé qu'en décembre... Le temps que les contrats soient rédigés.

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Bref, les nouveaux doctorants contractuels devront vivre quatre mois durant sans aucun revenu, tout en continuant à travailler. Car, soyons honnêtes, ils n'ont guère le choix : ils ne leur est pas possible de dire « Tant que l'on n'a pas de contrat de travail, on ne vient pas travailler ». D'une part, parce que cela signifierait se mettre à dos une bonne partie de la communauté universitaire, de leur équipe de recherche, un choix pas facile à assumer quand l'on débute sa carrière. D'autre part, parce qu'ils ne conçoivent pas de stopper les cours qu'ils dispensent actuellement aux étudiants de licence. Oui madame Pécresse et messieurs les présidents des universités de Grenoble, il existe une solidarité dans le milieu étudiant.

Fac Verte Grenoble estime que cette situation a déjà assez duré et exige que des mesures soient prises dans les plus brefs délais par les présidents des universités de Grenoble, et ce sans pénaliser les étudiants de premier cycles et les doctorants contractuels enseignants. Des solutions existent. A l'université Stendhal par exemple, les doctorants contractuels enseignants sont actuellement en train de signer leur contrat.

4 Il faut aussi rappeler que cette situation n'est ni plus ni moins que le résultat de la mise en place de l'EPCS « Université de Grenoble », nouvelle structure inter-universitaire imposée par le gouvernement et gravement anti-démocratique (voir le communiqué intersyndical en pièce jointe), et du nouveau contrat doctoral dans le cadre de la LRU (Loi relative aux libertés et responsabilités des universités). Une mise en place effectuée dans la précipitation par le gouvernement, profitant une fois de plus de la période estivale, alors même que les universités françaises avaient connu une mobilisation historique contre ces réformes visant à détruire l'enseignement supérieur et la recherche publique, en particulier à Grenoble. Aujourd'hui, ce sont une nouvelle fois les étudiants qui payent les pots cassés de la politique de l'autruche conduite par Valérie Pécresse.

Plus que jamais, Fac Verte Grenoble réclame l'abrogation de la LRU, la possibilité pour tout doctorant de bénéficier d'une allocation de recherche et d'un monitorat (contrat d'enseignement) s'il le souhaite, et plus largement la mise en place d'une indemnité universelle de formation pour tous les étudiants.


Contact : Davy Cottet, doctorant à l'Université de Grenoble

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Pour l'abrogation de la LRU Imprimer Envoyer

La coordination nationale des Universités s'exprime, enfin, sur la loi LRU et demande une nouvelle loi.


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Stop au délabrement des universités Imprimer Envoyer
-Communiqué du 21 novembre 2008-

Délabrement des Universités :
le site Canebière à Marseille fermé
1500 étudiants déplacés !

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Fac Verte s’alarme du délabrement des locaux universitaires. Pourtant, à l’heure où la LRU place la gestion immobilière sous la responsabilité des établissements d’enseignement supérieurs et de recherche, les investissements nécessaires à leurs réhabilitations ne peuvent toujours pas être faits, conséquence d’un désengagement financier chronique de l’Etat dans les universités.

Les étudiants du site de la Canebière apprécient !

Un exemple parmi tant d'autres : Les fortes pluies des trois dernières semaines ont aggravé la vétusté de la Fac Canebière (Aix-Marseille 3). Des fissures dans le bâtiment ont entrainé la fermeture subite d’une partie du site dans la journée du vendredi 14 novembre. Se sont 1500 étudiants qui se retrouvent déplacés sur le site de Saint-Jérôme.

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Contrôle des opinions ! Imprimer Envoyer

  - Communiqué du 20 novembre 2008 -

Un contrôle planifié des opinions

dans l'éducation nationale et dans l'enseignement supérieur et la recherche :

les ministres n'arrêtent pas le "progrès" ! 

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Le ministère et de l'Education nationale et le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche ont lancé le 15 octobre 2008 un appel d'offre pour une « veille opinion ». Ce dispositif vise à « repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau ». Autrement dit à surveiller les syndicats, organisations, enseignants, personnels, étudiants, lycéens, parents d'élèves… ou simples citoyens qui s'expriment sur l'éducation. 

 

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